Crise sanitaire

Les cinq éléments à prendre en compte afin de se préparer à une pandémie

1 : Surveiller les voyages

  • Assurez-vous de savoir qui a récemment voyagé depuis les zones infectées.
  • Envisagez de leur demander de se mettre volontairement en quarantaine s’ils ont visité des zones infectées.
  • Envisagez de limiter les voyages dans ces zones.

2 : Surveillez la propagation de la maladie

Nous comprenons que le virus actuel se présente avec des symptômes similaires à ceux du rhume ou de la grippe.

  • Veillez à ce que vos collaborateurs vous informent régulièrement de leur état de santé.
  • Envisagez une surveillance centralisée de toutes les maladies, aussi banales soient-elles.
  • Veillez à rester en communication étroite avec les personnes qui ne sont pas malades.

3 : Communiquer et éduquer

  • Veillez à communiquer à votre personnel toutes les informations relayées par l’OMS, ou votre autorité sanitaire régionale, relatives aux niveaux de menace de la maladie.
  • Faites savoir à vos employés ce que vous faites et pourquoi (ils seront plus enclins à adhérer à vos mesures).
  • Envisagez de publier une fiche d’information couvrant les questions courantes qu’ils pourraient vous poser.

4 : Révisez vos politiques et procédures

Assurez-vous de savoir comment vous allez traiter les personnes qui sont touchées, directement ou indirectement. Si les choses s’aggravent, voici les questions à se poser:

  • Quelle est votre politique en matière de rémunération des personnes qui ne se sentent pas en sécurité pour venir au bureau ?
  • Que se passe-t-il s’ils ne peuvent pas travailler parce qu’ils ne peuvent pas obtenir leur couverture habituelle pour la garde des enfants ?
  • Quelle est votre procédure pour rapatrier des personnes de l’étranger en cas d’urgence ?

5 : Se préparer à l’escalade

Si l’infection est confirmée dans votre pays / région, vous devez vous préparer aux prochaines étapes. Ces étapes peuvent comprendre :

  • Réviser votre politique de travail à domicile
  • Augmenter la fréquence de nettoyage du bâtiment
  • Installer des affiches de rappel d’hygiène
  • Demander aux gens de se mettre volontairement en quarantaine chez eux s’ils ne sont pas bien
  • Restreindre les réunions en face à face
  • Empêcher le « hot-desking » ou le partage des téléphones
  • Fournir du gel pour les mains et d’autres kits
  • Veiller à ce que vos principaux fournisseurs soient en mesure de continuer à vous soutenir ou à ce que vous ayez d’autres plans en main

Lubrizol : quand la communication éclipse la bonne gestion opérationnelle de la crise

Le 26 septembre, à 2h48, un incendie se déclare dans l’usine Lubrizol, située en marge de l’agglomération rouennaise. Plus que des explosions qui s’en suivent et que des panaches de fumées noire, c’est d’une incertitude qui dure, d’une peur grandissante et de la colère des habitants dont l’on se souviendra.

Comme pour tous les sites classés Seveso seuil haut, un plan particulier d’intervention est prévu, que le préfet de Seine Maritime déclenche à 6h46. Pourtant, on peut s’interroger sur les raisons qui poussèrent le préfet à prendre certaines décisions. Le signal d’alarme à la population n’est déclenché qu’à 7h45, soit cinq heures après le début de l’incendie. A ce sujet, le préfet déclare que réveiller la population qui était « largement endormie » et « de facto en confinement », aurait nuit au bon déroulement des opérations, et aurait ralenti les pompiers occupés à éteindre le feu. Au déclenchement de l’alarme, la population, qui n’est pas formée à reconnaitre les différents signaux (confinement, évacuation…), semble alors découvrir qu’elle vit à proximité de ce site classé Seveso.

Paris Normandie
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Les œufs et le Fipronil, un scandale européen

Viande de cheval dans les lasagnes, Vache folle, Escherichia Coli, un nouveau scandale dans l’IAA.

            Les œufs au Fipronil, c’est le scandale majeur de cet été 2017. Il éclate début août, au moment où les autorités européennes annoncent que des millions d’œufs sont contaminés par une molécule antiparasitaire.

            L’usage de ce produit dans la chaîne alimentaire est interdit par la règlementation européenne car à forte dose, il pourrait être dangereux pour les hommes. Le DEGA 16, produit utilisé contre le pou rouge sur les poules contenait ainsi fipronile et amitraze, deux produits interdits par l’Union Européenne.

Ce sont les deux sociétés Poultry-Vision et ChickFriend qui ont créé et commercialisé ce produit, en toute connaissance de cause. Ils l’ont même présenté comme un produit naturel.

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Ebola, l’Afrique en quarantaine

Invitée sur le plateau de BFM Business, Emmanuelle Hervé revient sur la gestion de l’épidémie de fièvre Ebola. Les Etats africains sont confrontés à une crise sanitaire alarmante. La communication dans une telle situation est primordiale pour endiguer tout risque de contagion, informer les populations et prévenir des risques.